NaNoWriMo 2017?

Oct. 16th, 2017 05:07 pm
laundrybaskets: laundry (Default)
[personal profile] laundrybaskets posting in [community profile] nano_writers
 Anyone else going attempt NaNoWriMo this year?

For the first time in years, I am seriously planning on writing a story. I have no plot, but my main characters are loud and demanding. 
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Posted by Jen

It's Monday, you need these smiles.


***


Last week Neil Gaiman shared one of the sweetest things I've read in ages, but it wasn't written by him. It's by Paul Magrs, who in turn is recounting a story HE heard from one of his friends. Mild spoiler, it's about David Bowie, and you're going to love the Goblin King even more after you read this.


Take five minutes and go read what happened here.


***


Regal Robot shared a few photos from a magical place in Switzerland called The Greisinger Museum, and LOOKIE:
 


This is the museum entrance. Wha whaaaaaaat. Even better: most of the museum rooms are underground.



And check out the staircase leading down!


As you may have guessed, The Greisinger Museum is dedicated to all things Middle Earth. It opened in 2013, and you can find more photos and info on their website.


It does my heart good, knowing places like this exist.


***


This little girl Groot spotted at the Knoxville Fanboy Expo is giving me life:




I can't stop staring at her perfect Groot feet!  (Watch 'til the end to see the big smile under the mask.)


***
One more convention vid, this time from New York Comic-Con. I think I've watched this half a dozen times now, because strangers being silly together just makes me happy:




» Read More

Autumn Experience (tm) risotto

Oct. 16th, 2017 10:06 am
highlyeccentric: Demon's Covenant - Kitchen!fail - I saw you put rice in the toaster (Demon's Covenant - kitchen!fail)
[personal profile] highlyeccentric posting in [community profile] omnomnom
I made this last night and it was an Experience.

Dietary and accessibility notes )

What you need and what you do with it )

Makes 3-4 servings

Quelle vérité des images ? (Lu Nan)

Oct. 16th, 2017 05:17 am
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Posted by Lunettes Rouges

Lu Nan, Heilungjian, patients who are seriously ill, are confined to these decaying quarters in the basement of the institution.

Le photographe chinois Lu Nan (qui fait partie de Magnum) a passé 15 ans de sa vie sur trois projets, qui sont présentés au Musée Berardo jusqu’au 14 janvier : les malades psychiatriques, les communautés catholiques, et les Tibétains. Projets de longue haleine, où il a bâti, dans la mesure du possible, des relations de confiance avec ses sujets de manière très empathique. Des centaines de photographies réalistes, en noir et blanc, très bien composées, avec une facture très classique et une grande richesse de nuances (il les tire lui-même), s’alignent au fil des cimaises dans un parcours présenté comme dantesque : enfer, purgatoire et paradis.

Lu Nan, Mental Hospital, Tianjin, 1999

Et c’est là que le bât blesse. Non sur la qualité photographique du projet, mais sur ce qui le sous-tend. L’enfer, d’abord : je ne connais pas assez la Chine pour savoir si les hôpitaux montrés ici (7 au total, dont deux, Tianjin -la 4ème ville chinoise- et Heilongjiang, comptent pour l’essentiel des images) sont représentatifs (Lu Nan en a visité 38), mais c’est en effet une vision d’horreur que nous avons là. Du peu que je sais de l’histoire de la psychiatrie en France, il faudrait remonter deux siècles en arrière, ou plus, pour trouver des atrocités similaires : malades enchaînés, laissés nus, dans une saleté immonde, sur des bat-flanc délabrés, dans une promiscuité totale. Les malades sont abattus, oisifs, à peine une ou deux photos les montrent actifs, jouant, riant. On ne voit aucune trace de thérapie, d’interaction avec des soignants. Cela semble bien en effet être l’enfer. Quant aux patients photographiés dans leur famille, ils sont entourés de plus d’affection, mais les conditions ne semblent guère meilleures.

Lu Nan,. Tianjin, Qing Ying, age 12, an extreme case of mental retardation, suffering also from ‘albinism’. She was transferred 2 years previously from an orphanage, everyone in the institution likes her because she is a child….

Une fois exprimée l’émotion ressentie devant ces images, vient l’interrogation : est-ce vraiment ainsi ? Un pays qui, entre confucianisme et communisme, a eu une structure sociale plutôt inclusive, a-t-il toujours laissé ses malades dans cet état ? Ou est-ce un résultat de l’évolution récente du pays vers le capitalisme, laissant de côté les non-productifs ? Lu Nan représente-t-il ce qu’est la norme, ou, au contraire s’est-il intéressé seulement aux cas les plus dramatiques ? Que la psychiatrie ait été utilisée sous le communisme comme un outil de répression, c’est certain; mais ce n’est pas le sujet ici. Qu’il y ait une réticence culturelle à accepter le diagnostic de maladie mentale, c’est probable. Mais ce que je lis, à droite à gauche, (et ceci sur la psychanalyse) ne semble pas peindre un tableau aussi noir. Alors ?

Lu Nan. Shaanxi Province. 1995. Li Hu is 82 years old, he is a faithful believer. He made a coffin for himself 5 years ago, on the coffin is written I BELIEVE IN THE RESURRECTION OF THE BODY…. « I believe in eternal life, this coffin is a hut for my rotten body, but my sould is offered to God » he says.

Le purgatoire ensuite : Lu Nan a photographié des communautés catholiques dans des endroits reculés; on ne voit qu’une seule église en dur, mais surtout des gens priant dans des maisons, ou en plein air. Là encore, face à ces superbes photos, je me sens incompétent : quelle est la liberté d’exercice du culte aujourd’hui ? Non point les luttes politiques au sommet entre Vatican et Pékin, mais la vie quotidienne des fidèles ? Sont-ils persécutés ? Doivent-ils se cacher ? Un site de propagande catholique le proclame sur la base de ces images, mais qu’en est-il vraiment ? Que Lu Nan nous montre-t-il, les « patriotiques » ou les « clandestins » ?

Lu Nan, Sisters Sowing Seeds in Spring, Tibet, 2004

Enfin, le Tibet serait-il le paradis ? Les quatre saisons du travail des champs, la force et la tendresse des relations familiales, la douceur idyllique d’une vie pastorale et agreste sembleraient le montrer. Mais, même pour qui ne connaît pas le Tibet, là encore  se pose la question du point de vue du photographe : seules deux images montrent un semblant de religiosité (des paysans remerciant Dieu pour la récolte (quel dieu, d’ailleurs ?), et un homme égrenant son chapelet) : n’y a-t-il donc pas de conflit ethnico-religieux entre Tibétains bouddhistes et Han confuciano-marxistes ? N’y a-t-il pas une forme de colonisation de cette province, économique et culturelle, défaisant peu à peu la société traditionnelle tibétaine ? (Au moins Gao Bo, lui, avait tenté de rajouter un peu de contexte à ses images tibétaines). Cette série rappelle un peu la photographie ethnographique au temps des colonies : montrer les pratiques traditionnelles et les beaux costumes, mais ne rien montrer qui puisse fâcher, remettre en question le système d’exploitation coloniale. Lu Nan semble s’inscrire dans cette lignée. Autant la première partie, même si on pouvait la juger misérabiliste ou voyeuriste, était forte, autant cette section finale semble, au mieux naïve, et au pire manipulatrice.

Lu Nan. Confession, Shaanxi Province (1992). In China, the number of the ordained is far smaller than the Catholic population. Sometimes a Father has to hear nearly a thousand confessions.

On ressort de cette exposition en doutant, non de la sincérité de Lu Nan, homme tout à fait respectable « d’où il parle », mais de la sincérité des images : une approche sentimentale sur commande, empathique, voire voyeuriste et simpliste, rend-elle hommage à la vérité des faits ? On ne peut qu’en douter. Il y a ici beaucoup d’émotion  et de talent, mais qui, faute d’une mise en contexte socio-politique, semblent brouiller le tableau plus que l’éclaircir. Mais on sait depuis toujours que la photographie ne dit pas la vérité, mais traduit le point de vue spécifique du photographe. Encore faut-il le reconnaître.

(Lu Nan) The anonymous mountain raised by one meter, 1995

Une anecdote : en préparant cette critique, j’ai découvert que j’avais déjà écrit sur une photographie de Lu Nan (qui n’est pas dans l’exposition), mais je ne l’avais pas crédité, écrivant alors : « voici une œuvre de discorde, car ses auteurs se déchirent sur son copyright : ils furent une demi-douzaine à s’entasser nus au sommet d’une montagne, collaboration spontanée datant de 1995. Cela s’appelle « The anonymous mountain raised by one meter », mais les artistes, eux, ne souhaitent pas rester anonymes et chacun veut s’attribuer la paternité de l’œuvre ; je ne vous en citerai donc aucun. » Lu Nan fut l’un d’eux. Dans un pays qui a surélevé sa montagne culminante pour atteindre 2000m, rappeler cette performance m’a semblé tout à fait approprié.

Photo 5 courtesy Museu Berardo.

Pour faciliter votre lecture et nos échanges, j’ai créé un site miroir de ce blog : https://lunettesrouges1.wordpress.com/
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Trick or Treat Mini Cakes

Oct. 16th, 2017 04:03 am
[syndicated profile] bakerella_feed

Posted by Bakerella

Trick or Treat Mini Cakes

These cakes scream happy and not just from their big familiar smiles. Cute individual cakes decorated with bright colors and topped off with tiny candies to resemble trick or treat bags. What’s not to love?

Layering Cake

These tiny and tall cakes were inspired by this rectangular mini loaf pan. The cavities are about 2 X 3.75 inches and I thought baking in them would make perfectly-sized small layers of cake to try and stack.

Grease and line baking cavities with parchment paper to help easily remove the baked cakes. Trim off the mounded tops with a serrated knife. These scraps are all yours to snack on.

Make and tint orange frosting. I used this frosting recipe and made two batches to be sure I had enough. (For the cake, I just used a chocolate cake mix.)

To prepare, place a small amount of frosting on top of a plastic cake board and add the first cake layer. The frosting will help keep it in place. Stack and apply a layer of frosting on the first three cake layers. On the fourth, carefully carve out the center to leave a depression for the candy before placing on top. This will help keep the candy from just looking like it’s sitting on top of a box.

Next, carefully frost the sides of the cake with a crumb coat. Freeze or refrigerate cakes until chilled to make it easier to frost the top layer. Smooth out the sides with a cake scraper and the top edges with an offset spatula.

Side note: so this step was way easier when I pictured it in my head. Frosting little cakes is harder than it seems like it would be and I def need more practice. But taking it slow is the way to go … you don’t want them to tip over. You can also just decorate three-layer cakes to make them more manageable.

Sour Punch Straws

For the handles, I used green Sour Punch Straws.

Candy

Chill the frosted cakes and use a straw to insert in the top to make an opening. Then gently insert the Sour Punch Straw until snug. Fill the cake tops with small, colorful candy pieces.  If serving cakes the same day, straws will stay tall. If you serve the following day, they may fall or snap. So if that’s the case, wait until closer to serving before inserting

Candy Cakes

Face it. These are pretty cute.

Jack 'O Lantern Faces

To make these cakes smile, I rolled and cut out tinted black fondant shapes. But, first I cut pieces of paper about the same size as the front of the cakes to use as templates. You can then use a variety os small cookie cutters to help create the faces or simply cut thin out with a sharp straight edge.

Fondant faces

Happy! Happy!

Trick or Treat Cakes

Now, time to enjoy!

Trick or Treat Cakes

Little Layer Cakes

Hope these make you smile today!

Size 12 is Not Fat by Meg Cabot

Oct. 15th, 2017 09:02 pm
archersangel: (blah)
[personal profile] archersangel posting in [community profile] books

This is one of those books that I went back-and-forth on even put to the list of books to rent from booklender.com, much less actually putting it in my "impending" books list at the site. I kind of regret it.

It feels like it's two different books. One is about a former teen pop star that got dropped from her label after wanting to sing her own, more serous, songs instead of the "bubblegum pop" stuff they wanted. Then her mom ran off to Argentina with her manager and all of her money. Followed by her finding her fiancee (in a boy band at the same label) cheating with the latest (20-something) pop sensation. Because she has no money she has to move in with her ex's brother (who's the black sheep of the family) & take a job as an assistant director at a college dorm.

The other is a murder mystery of the "cozy" kind. I prefer cozy mysteries (where they don't go into gory detail & are light on sex & violence) but this one was kind of "fluffy" except for a knock-down-drag-out fight at the end.
Also at times if felt like it was trying to be a third book about how being a size 12 is not fat & is the size of the average American woman, you know. And if you don't know, you should.

Over all I had a hard time getting though it & would've quit it, but I wanted to see who did it & why. Seriously doubt I will be reading the others in the series.

Cup of Grave

Oct. 15th, 2017 08:32 pm
frith: Obama Motivation Poster style cartoon pony (FIM Twilight Magic)
[personal profile] frith posting in [community profile] ponyville_trot
cup_of_grave_by_atlas_66
Source: http://atlas-66.deviantart.com/art/Cup-of-grave-680172224

If Trixie only masters turning things into tea cups, her magic shows could get a bit surreal.

Suddenly, a wild episode appears! What do you do? Y'know, there are only three episodes left to complete the season, and it seems that they've all been broadcast or leaked somewhere. Today, you can blame Canada -- apparently Treehouse broadcast episode 24 this morning. Since I won't get those quality download links until after the episode has been broadcast on Discovery Family in the US, I'll wait until next Saturday to put up an 'Episode Discuss' post. Might be Saturday after next, the Pony Countdown clock is reading 12 days to go. Whenever, but in the meantime, should you want some brain candy before hitting the hay (or before work, or during lunch break... your time zone may vary), you can watch episode 24: Uncommon Bond on DailyMotion, here. Hmmm, sounds seems good! Watch it before a bot eats it!

+1 Goth level

Oct. 16th, 2017 12:10 am
dhampyresa: (that's high profile)
[personal profile] dhampyresa
I'd been feeling like I wasn't goth enough for a while, but this feeling is gone since this morning.

I had a really weird dream last night in which I was, for some obscure reason, taking part in a baking show presided over/judged by the Raven Queen, the Goddess of Death in Critical Role (and DnD -- but this was definitely a Critical Role thing). Then I blew my fuse because we were supposed to cook with unsalted butter and WHAT KIND OF HERETIC etc. I'm pretty sure I was overdoing it to gum up the works for some reason? But in any case, shouting at the Raven Queen made me level up, so obviously I took that level in Goth, which she thought was hilarious, appropriate and well-deserved.

Clearly I am goth enough. The dream argument I had with a death goddess over baking ingredient says so.


Also, I finally wrote prompts for my yuletide letter. Sorry for the delay to anyone waiting on it.

I'll do the linking in appropriate places tomorrow.

Question thread #57

Oct. 15th, 2017 11:24 pm
pauamma: Cartooney crab holding drink (Default)
[personal profile] pauamma posting in [site community profile] dw_dev
It's time for another question thread!

The rules:

- You may ask any dev-related question you have in a comment. (It doesn't even need to be about Dreamwidth, although if it involves a language/library/framework/database Dreamwidth doesn't use, you will probably get answers pointing that out and suggesting a better place to ask.)
- You may also answer any question, using the guidelines given in To Answer, Or Not To Answer and in this comment thread.

Volunteer social thread #72

Oct. 15th, 2017 11:07 pm
pauamma: Cartooney crab holding drink (Default)
[personal profile] pauamma posting in [site community profile] dw_volunteers
I'm playing with my new camera.

What have you all been up to?

[checking out on the prison bus]

Oct. 15th, 2017 09:07 pm
ayebydan: (dw: river song)
[personal profile] ayebydan posting in [community profile] icons


36 misc & stock
32 women from Harry Potter

rest here @ [personal profile] pureimagination
longlivehumour: (the thick of it)
[personal profile] longlivehumour posting in [community profile] gensplosion
FANDOM: The Thick of It / BBC Sherlock
FIC LINK: Red Right Hand
AUTHOR LINK: [archiveofourown.org profile] jackmarlowe
RATING/WARNING(S): G | swearing
WIP?/WORD COUNT: Complete | 1001 words
MAIN CHARACTERS: Malcolm Tucker, C.A. Magnussen, Mycroft Holmes

FIC SUMMARY: When Mycroft Holmes decides to do business with the country's rising media mogul, he chooses a middleman who knows something about government and the papers. Malcolm Tucker is not best pleased.

RECCER'S NOTES: Very well-written, short, very unsettling. Will stay in your head for much longer than it takes you to read either it or this rec, so get to it. A truly excellent crossover.

Does not require knowledge of both fandoms, but for Sherlock fans: Malcolm Tucker is terrifying Glaswegian press officer for Number 10. TTOI fans: Mycroft Holmes "occupies a minor position in the British Government". (This is a lie.) Magnussen is a blackmailing media mogul.

cor it's quiet here innit
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Posted by Lunettes Rouges

Détail de la vanité ci-dessous

La poétesse, écrivaine et artiste portugaise Ana Hatherly, morte il y a deux ans, est assez peu connue en dehors du Portugal. Un ou deux livres en français, une revue, et, en anglais, quelques poèmes traduits, et un film sous-titré, et c’est à peu près tout. L’exposition qui vient d’ouvrir au Musée Gulbenkian (jusqu’au 15 janvier) est présentée comme un essai par son commissaire, Paulo Pires do Vale (qui a, entre autres, réalisé les deux expositions Pliures à Paris, à Gulbenkian Paris et aux Beaux-Arts). A partir des lectures et des cours d’Ana Hatherly, l’exposition montre son lien avec le baroque, non point tant l’iconographie baroque elle-même et son influence sur les œuvres plastiques de l’artiste, que les thèmes qui la sous-tendent et la manière dont ils résonnent dans son oeuvre. Le baroque, oui, mais quel baroque ? Le choix fait ici est de l’aborder par quatre facettes : le labyrinthe, le temps (plaisir et mort), l’allégorie et le langage. Labyrinthe et langage ressortent d’une approche plus structurelle, temps et allégorie d’une vision plus sensible.

Ana Hatherly, Torah, 1973, feutre sur papier et bois. Coll. Gulbenkian

Le langage d’abord, le jeu des lettres et des mots, de la poésie et de la peinture : au fond de l’exposition, un diaporama présente plus de 350 images avec lesquelles elle illustrait ses cours sur les rapports entre le mot et l’image (l’écriture comme représentation, les alphabets fantastiques, la poésie visuelle, les signes linguistiques dans l’art, ..) et c’est peut-être là qu’il faut commencer, pour mieux saisir à quel point, pour Ana Hatherly, l’écriture est une forme de peinture, et toutes ses œuvres visuelles sont aussi composées avec du texte (ou du simili-texte). On voit, au mur, son alphabet structural, pure invention visuelle, et, sur une table, sa fausse Torah, sacrilège non point iconoclaste mais logoclaste, effaçant le Verbe du commencement, lui ôtant son sens et le réduisant à l’image. On voit là tous les codes d’écriture, des hiéroglyphes au cunéiforme, du chinois au coufique (et, à l’étage, dans la salle d’art islamique du Musée, sont exposés plusieurs de ses « néografittis » , signes suspendus en écho à la calligraphie  arabe).

Ana Hatherly, ST, sans date, feutre sur papier

Et cette plasticité de l’écriture (qui ne concerne pas que le baroque) se retrouve dès l’entrée de l’exposition, avec ce grand rouleau où le mot « paz », la paix, est répété cent fois, dans un tremblement obsessionnel quasi hallucinatoire et interminable.

Ana Hatherly, Labyrinthe blanc, 1996, spray sur papier. Coll. part. en dépôt à Gulbenkian

Structurelle aussi, la première salle sur les labyrinthes, entre ceux que Ana Hatherly dessinait (ci-dessus), et ceux issus de ses recherches dans la littérature baroque, dont de nombreux exemples sont présentés dans des vitrines, avec beaucoup de labyrinthes de mots. Le labyrinthe est une carte de l’imagination, un motif répétitif et structurant. Concevoir des labyrinthes, depuis Dédale, est un art en soi, un jeu de contrainte et de liberté, où on découvre une nouvelle vision, un point de vue différent, tout en cherchant à s’échapper, et les Oulipiens, Perec, Queneau, en ont bien compris la richesse infinie.

Ana hatherly, A Casa das musas : uma releitura critica da tradiçao, Lisboa, Estampa, 1995

Et il n’est pas innocent que le recueil de ses essais (sa préface) sur les rapports entre poésie baroque et poésie visuelle contemporaine soit orné d’un labyrinthe de mosaïque.

Ana Hatherly, « The pomegranate », 1971, feutre, crayons de couleur et collage sur carte postale, 14×8.9cm. Coll. Gulbenkian

Entre ces deux sections très conceptuelles, se trouvent deux salles davantage dans l’univers du sensible. L’une traite de l’allégorie, de la symbolique des fleurs et des fruits, du déchiffrage des peintures codées de l’époque baroque, et aussi des rêves et de leur interprétation. Elle comprend surtout une très belle série de dessins colorés de grenades par Ana Hatherly : symbole de fertilité et de cohésion.

Anon., Vanité, 17e, huile sur toile, 50x60cm. Coll. Musée national d’art ancien, ph. Joao Pessoa

Enfin la salle sur le temps contraste le plaisir (avec la Fête Galante de Lancret) et la mort (avec cette Vanité anonyme du 17ème siècle) dont le détail en haut évoque un jardin intérieur, peut-être le jardin fait d’encre qu’un de ses poèmes au mur mentionne et qui donne son titre à l’exposition. On voit là des photos (de Jorge Molder) d’une de ses performances à la Galerie Quadrum en 1977, où elle détruit des panneaux de papier décoratif : pour elle, c’est un acte créatif de refus de la marchandisation de l’art (contrairement à Fontana, qui, lui, d’ailleurs, ne se laissait pas photographier ou filmer au moment critique). Un autre musée lisboète présentera le film de cette performance, Rupture, en novembre.

Critique de l’exposition, en portugais (avec des photos de votre serviteur au travail)

Photos 1 à 4 de l’auteur; photos 6 & 7 courtesy de la Fondation Gulbenkian.

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171 | black sails

Oct. 14th, 2017 08:19 pm
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eps 1.01 - 1.05

171 icons here.

La revue Aspen

Oct. 14th, 2017 02:01 pm
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Posted by Lunettes Rouges

en espagnol

Ce billet n’est pas vraiment une critique, mais une simple présentation de l’exposition à Culturgest (jusqu’au 7 janvier) sur l’extraordinaire revue Aspen, une revue en boîte, qui eut dix numéros entre 1965 et 1971, et dont la collection complète est présentée ici de manière très attractive. Les numéros un et deux furent consacrés à Aspen, à son architecture et sa vie culturelle. mais ensuite, Aspen devint une revue de la (contre) culture américaine :
n°3 sur le Pop Art, avec Andy Warhol comme éditeur
n°4 sur McLuhan
n°5/6 sur le minimalisme, édité par Brian O’Doherty, avec la première publication de la Mort de l’auteur, de Barthes, et L’esthétique du silence de Susan Sontag
n°6A sur la performance, et en particulier la Judson Church
n°7 sur l’art britannique
n°8 sur Fluxus, édité par Dan Graham
n°9 sur l’art psychédélique
n°10 sur l’Asie

John Cage, Aspen 6A, advertising

Il y a avait même des publicités : ci-dessus, dans le n°6A, John Cage rit plus ou moins selon que vous lui achetez un, deux ou trois livres.

Les liens sont vers Ubuweb où tous les documents, y compris films et enregistrements sont en ligne. Vous pourrez même y écouter la voix de Marcel Duchamp.
Pour les Parisiens, la revue est disponible à la Bibliothèque Kandinsky.

Photo 2 de l’auteur

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